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Résumé de 1984

Le roman relate une partie de la vie de Winston Smith qui se révolte contre ses dirigeants. L’histoire se compose de trois grandes parties. La première présente le quotidien de Winston, grâce auquel on va découvrir le fonctionnement de cette société totalitaire. L’entité dirigeante se nomme « Parti » et son chef charismatique porte le surnom de « Big Brother » (Bonjour Londres d’aujourd’hui !). Ce personnage que l’on peut apercevoir sur des affiches gigantesques est représenté comme un homme d’environ 45 ans qui porte une épaisse moustache noire (Coucou Staline !). Ces portraits présents dans de nombreux lieux semblent « surveiller » les passants. L’omniprésence des affiches et la description de ce personnage rappelle de façon évidente Staline et le culte de la personnalité qu’il avait instauré autour de lui.

La deuxième partie du roman correspond à la rencontre entre Winston et Julia qui vont vivre une histoire d’amour qu’ils sont obligés de cacher pour ne pas risquer d’être arrêtés par le Parti, l’amour et la sexualité étant formellement interdits (mon Dieu !) pour les membres du Parti s’ils ne sont pas soumis à un contrôle strict. Les rapports sexuels sont en effet contrôlés et autorisés dans un unique but de procréation. La dernière partie relate l’arrestation de Winston et les tortures qu’il va subir en raison de son statut de résistant.

Le personnage de Winston fait partie des dernières personnes qui refusent le modèle unique imposé par le Parti. Il remet en cause les doctrines de cette société, qui sont enseignées aux enfants dès leur enfance, depuis la révolution grâce à laquelle le Parti s’est imposé. Winston commence à se « rebeller » contre le parti en achetant un livre au « marché libre » (c’est-à-dire dans les boutiques dites ordinaires, destinées aux prolétaires et donc interdites aux membres du Parti) dans lequel il souhaite rédiger son journal, cela étant considéré comme une attitude inhabituelle et donc répréhensible aux yeux de la « police de la pensée ».

Il commence ainsi la rédaction de son journal dans son appartement, caché des « télécrans » aussi bien qu’il le peut. Selon Winston, s’il existe un seul espoir de renverser le Parti, il est présent chez les prolétaires qui doivent avant tout prendre conscience de leur force, car le Parti ne peut être renversé de l’intérieur. Cependant, au fur et à mesure de sa réflexion, Winston prend conscience de l’impossibilité de cette révolte. Les « prolétaires » sont en effet maintenus par le Parti dans une sorte d’inconscience dont ils ne peuvent sortir collectivement.

Le parti est ainsi certain que cette catégorie sociale ne se révoltera jamais véritablement contre lui. C’est ce qui fait la force de cette société qui a créé une organisation qui ne peut être renversée et donc, qui vouée à durer éternellement en se fondant sur la misère et la pauvreté d’une partie de la population, qu’elle laisse dans l’ignorance et qu’elle oriente dans sa façon de penser, grâce à une propagande omniprésente. Slogan du parti : « Les prolétaires et les animaux sont libres ».

Winston va véritablement devenir un ennemi du Parti en vivant une histoire d’amour avec Julia, elle aussi membre du Parti extérieur. Il s’agit d’une jeune femme qui fait en sorte d’adopter un comportement exemplaire dans sa vie courante ; elle participe activement à toutes les opérations de propagande, fait exploser sa haine envers Goldstein lors des « deux minutes de la haine »… En réalité elle déteste le Parti tout autant que Winston mais pour des raisons différentes ; le fonctionnement de la société l’empêche d’être libre et de vivre comme elle l’entend ; alors, pour elle, ce qui importe est de pouvoir se créer des instants de liberté.

Selon Julia, obéir aux règles les plus insignifiantes est la clé qui permet de contourner les règles les plus importantes. Grâce à sa bonne connaissance du système, elle pourra déjouer les pièges et interdictions. Au contraire de Winston, elle ne se pose que très peu de questions concernant le passé et les objectifs secrets du Parti et ne s’intéresse aucunement à la falsification du passé.

C’est sur ce principe que vont s’engager Winston et Julia. Le Parti va pourtant faire en sorte de briser cette promesse en amenant les deux personnages à préférer faire subir à l’être aimé ce qui leur semble être la pire torture possible et imaginable, à leur place. Leur relation va effectivement prendre fin suite à la dénonciation d’un membre de la police de la pensée et aux tortures qui suivront.

Le Parti ne souhaite pas détruire seulement les « hérétiques » (une comparaison est faîte avec l’Inquisition et les régimes totalitaires nazi et russe), ils font en sorte d’aller au-delà, de façon à les transformer réellement (en supprimant leur humanité !), ils ne veulent surtout pas en faire des martyrs.

Lorsqu’enfin, ils tuent ceux qu’ils considèrent comme les ennemis du Parti, ils font en sorte qu’ils n’aient « jamais existé » ; plus aucun nom sur un registre… Les gens qui disparaissent sont, en effet, totalement « effacés » : il n’existe plus aucune trace de leur existence dans un quelconque document, ce qui implique également leur disparition dans l’esprit de la population par un phénomène appelé « double pensée ».

Il est important de s’attarder sur le personnage complexe d’O’Brien. Winston lui voue une véritable admiration même lorsque celui-ci est l’instigateur des tortures qu’il va lui infliger, après s’être fait passé pour un membre actif de la Fraternité. Il s’agit en réalité d’un membre du Parti intérieur très influent qui a conscience de son fonctionnement réel, de ses aberrations, de ses contradictions…Ce qui ne l’empêche pas de croire fermement dans ses principes. Il est par exemple capable de présenter une preuve irréfutable de la non-culpabilité de trois individus et en même temps de la nier et d’y croire réellement. Tous les agissements du Parti sont pour lui nécessaires, c’est en effet la recherche de « pouvoir pur » qui l’intéresse.

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